Juin 1, 2017 - Espace de discussion    8 Comments

Le thème du mois 💬 : comment savoir quand s’arrêter ?

Comme je vous en faisais part récemment, je vous propose dorénavant d’aborder un thème par mois pour laisser le temps à chacun de participer et de réfléchir à l’élaboration des éléments de réponse.

En ce mois de juin, je vous invite à réfléchir à la question de sa propre limite.

Cette question m’a taraudé dès l’ouverture de ce blog et j’ai écris plusieurs posts à ce sujet que je vous ferai partager au cours de ce mois pour étayer la discussion.

Comment avez-vous su que votre limite était atteinte et
ne pas avoir eu recours à des procédures du type GPA ?
ou poursuivre les FIVDO ?

 

Par ici pour vos contributions !

8 Comments

  • en ce qui me concerne, je n’ai pas l’impression d’avoir choisi d’arrêter de manière vraiment consciente…à un moment donné, c’est devenu évident, et même vital,pour mon équilibre psychique notament, de tout stopper. Cela s’est fait brutalement comme une « révélation » sans tomber dans le mysticisme!!!
    il n’y a pas eu de concertation avec mon ami mais quand il a compris ma décision, j’ai vu son immense soulagement. En fait je crois qu’on avait été au bout de nos limites, et qu’on les avait certainement dépassées, emportés par le tourbillon du processus. On sentait qu’on avait perdu pied et la décision d’arrêter nous faisait reprendre notre vie en mains.
    Il me tarde de lire les autres commentaires car je suis très curieuse de connaitre les différents vécus d ece moment là de chacun/chacune!!

    • Tu verras les commentaires ici mais aussi dans l’espace de discussion 😉

  • C’est bien la question que je me pose en ce moment. Dernière FIV (n°3) en novembre 2014, je pensais repartir pour la n°4 au printemps 2015. Et depuis, rien. Je me suis lancée dans un nouveau projet professionnel, création de ma propre activité après une reconversion. Cela m’a bien occupée, la FIV 4 est toujours restée dans un coin de ma tête mais je repoussais sans cesse, l’envie n’était pas là. J’ai eu 40 ans en avril, je me dis que c’est maintenant ou jamais. Maintenant, ça veut dire en juillet dernier délai. Mais l’envie n’est toujours pas là. Pas envie d’appeler la gynéco pour lui dire que c’est reparti. Peur qu’un nouvel échec égratigne vraimen mon couple (ça avait été difficile après l’échec de la FIV 3). En même temps, j’ai peur de regretter plus tard, si je ne tente pas cette dernière chance… Je me fais accompagner en ce moment pour travailler à cette prise de décision. Je sens que le travail de deuil est en court, mais pas sûre que cela soit identique pour mon mari. Bref, ça me travaille…
    Contente que le sujet soit évoqué, je suis curieuse de lire d’autres témoignages.
    Et merci encore pour ce blog et ces articles, cela fait du bien de voir qu’on n’est pas seule!

    • J’espère Myriam que tu trouveras ici des éléments de réponse pour t’aider à prendre la décision qui sera la plus juste pour toi. Concernant le couple nous avons vécu en décalage ce deuil à faire car mon mari pensait que le renoncement et les tentatives pouvaient se vivre simultanément alors que pour ma part l’implication physique et morale que les tentatives représentaient m’épuisaient d’autant qu’à cela s’est cumulé les fausses couches. Le conseil que je peux te donner c’est de faire confiance à ton ressenti et prendre le temps de vous retrouver. Une pause peut-être nécessaire sans être un renoncement définitif car parfois la culpabilité et les regrets empêchent d’y voir clair donc n’hésite pas à te faire aider.

  • Comment savoir quand s’arrêter… ahhh! s »il existait un simple mode d’emploi à appliquer sans avoir à se poser de questions! Eh ben non, ce serait trop facile, et on n’apprendrait finalement pas grand-chose sur soi-même!
    Je crois pour ma part qu’à partir du moment où on se pose la question, c’est qu’on a connait la réponse. Encore faut-il s’autoriser à l’écouter, à l’accepter, et à « mettre en œuvre »…
    Concrètement, j’ai su que mes limites étaient atteintes lorsque j’ai commencé à perdre vraiment les pédales suite à l’échec de la tentative FIV-ICSI2. Il faut savoir qu’on avait démarré direct sur de la FIV-ICSI vu mon age « avancé » – ce qui m’avait déstabilisé d’entrée de jeu, parce que j’avais l’impression d’emblée qu’on attaquait par les protocoles de la dernière chance. Donc je vivais la PMA comme une urgence, un truc ultime à ne pas « rater ». Après FIV-ICSI1 et un replacement double sans grossesse, puis une FIV-ICSI2 sans replacement (blasto J+5 « insuffisants », et zéro congelés), l’impact émotionnel était énorme, ingérable, et complètement disproportionné – je crois que les traitements étaient aussi pour beaucoup dans ces ressentis extrêmes, vraiment j’ai découvert des choses effroyables, abominables, et notamment cette violence terrible envers les autres comme vis-à-vis de moi-même… Bref c’était à ce point quand je me suis clairement entendu affirmer que si on n’arrêtait pas tout, ça allait vraiment très très mal finir cette histoire (et après un geste improbable et hors de contrôle, au final heureusement sans grave conséquence, mais franchement pas loin de franchir la ligne)… On aurait pu se dire simplement de faire une pause, puis reprendre la suite là où on l’avait laissée. On se l’est dit pour la forme mais chacun de nous savait très bien que c’était une décision définitive. Par ailleurs, quand quelques rares proches me demandaient où nous en étions, inexistantes étaient les réactions « soutenantes » quant à l’évocation du choix d’un arrêt total des hostilités: non, ni les mauvais résultats, ni mon age que je proclamais trop avancé (ma mère m’a eu très jeune, devenir mère pour moi après 35 ans tenait déjà -mais inconsciemment encore!- du non-sens), ni les souffrances physiques et psychologiques que j’évoquais n’étaient entendues; au contraire on me poussait plutôt à remonter bien vite en selle, en me fourguant les coordonnées d’une telle qui avait suivi tel protocole, ou cette autre telle qui était suivie par telle équipe, ou bien à m’inviter à engager une demande d’agrément pour adoption… bref énorme pression à nouveau. Et c’est là, en constatant l’acharnement des autres à ce que je fasse un enfant que j’ai pris totalement conscience de l’impératif d’arrêter, presque comme une évidence. J’ai enfin osé reconnaitre pour moi-meme, que je n’étais pas prete à tout pour etr

  • heu! ça a buggé.. ici la suite !)

    pas prête à tout pour être mère! Puisque la FIV-ICSI montrait déjà ses limites, il y avait fort à parier que la suite nous aurait fait aborder l’éventualité soit de FIVDO soit de la GPA…et pour nous deux, idéologiquement, ce n’était déjà plus faire un enfant de nous deux, et de seulement nous deux. Et c’est là notre seconde limite, puisque notre projet de couple pour un enfant tenait à cette condition que ce soit totalement un enfant issu de nos cellules et nos cellules seulement. Hors course aussi l’adoption dans ce cadre-là du moins. (et là je m’arrête avant de déborder du sujet du mois et d’ élargir au thème « renoncer à la parentalité »)
    Bref en résumé, j’ai su que mes limites qui étaient de trois ordres, étaient atteintes:
    d’une part physiquement : effets secondaires des traitements, douleurs diverses et variées),
    d’autre part en mesurant aussi l’ampleur de l’impact psychologique : idem/traitements + détresse morale on va dire,
    et enfin la prise de conscience de l’énorme décalage entre nos attentes, la réalité de la PMA, et les représentations figées des tiers (on va parler de la pression sociale pour faire court).
    Par ailleurs, j’avoue aujourd’hui qu’une petite voie m’a toujours murmuré que je ne serais pas mère, du moins via mon corps. Quand je dis toujours, c’est vraiment toujours, et j’ai aussi toujours refusé d’écouter cette petite voix…ça pourra peut-être paraitre à certain(e)s un peu « ésotérique » mais je m’en fiche! Si j’avais pris soin d’écouter cette petite voix plus tôt, je me serais épargné bien des déconvenues et des souffrances, peut-être même serais-je déjà mère par adoption… mais alors il est vraisemblable que je ne serais pas avec l’homme avec qui j’ai vécu tout ça, que je ne me connaitrais pas de la façon dont je me connais maintenant…peut-être pas aussi consciente de plein de choses pour lesquelles beaucoup de personnes manquent encore de clairvoyance…mais ça, c’est encore un autre sujet!

  • euh c’est encore moi…. (c’est un sketch je crois…) en fait c’est à la fiv icsi3 la fin des haricots (fiv1 avec replacement double et zero grossesse, fiv2 avec replacement toujours sans grossesse et fiv 3 sans replacement car les blasto poussés à J5 n’ont pas tenu le coup… et moi non plus ahah!! enfin bref, tu peux modifier les commentaires pour tout grouper ou publier les 3 à la suite comme tu préfères….j’ai préféré laisser tout en petits morceaux, c’est frais, ça fait un peu salade de fruits, c’est bien de saison! (et surtout sinon je n’écrivais encore rien cette fois alors que je trouve ton initiative extra mais chaque fois j’écris et puis ça me plait pas et puis j’annule tout en dernière minute… soupir, bref, c’est moi quoi) Plein des bises à toutes celles et tous ceux qui passent par ici, simples lecteurs/trices ou participant/es! Arvi’ po!

    • Merci Kae pour tes différentes remarques que je trouve intéressante car tu soulignes le fait qu’à partir du moment où on se pose la question il faut pouvoir oser se questionner et aller peut-être plus loin pour trouver des éléments de réponse. Je te rejoins aussi sur cette fameuse pression sociale qui empêche parfois d’écouter cette fameuse petite voix intérieure. Merci pour tes contributions, bises

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