Avr 24, 2014 - Mon parcours    7 Comments

renouvellement et renoncement

 Et voilà tout repose sur un petit papier violet…   J’arrive à la date limite pour ma prise à charge à 100% et ça y est ma date d’expiration approche et je vais périmer …
Ce n’est pas mon 1er papier violet et à chaque fois je me disais oh d’ici 2 ans le bonheur sera bien palpable… Mais là je ne suis plus sûre de rien

Je suis habitée par une dualité : renouveler une énième tentative tout en étant dans un processus de résignation.

Les deux sont-ils incompatibles ?

L’un n’aide t’il pas à relativiser l’autre…

Avant, il m’était impossible de pouvoir imaginer une vie sans enfants et aujourd’hui même, ce qui n’était pas entendable commence à faire son chemin.

Est-ce aussi un moyen de lâcher la pression, cette pression continuelle qu’il faut à tout prix que ça marche ?

Et si ça ne marche pas ? Allons nous en mourir…

A priori non, une partie de nous sûrement y restera mais l’autre devra prendre le dessus. Celle de la vie, l’en-vie d’aller de l’avant coûte que coûte…

D’autres ont réussi à trouver la lumière au bout du tunnel alors pourquoi pas nous ?

7 Comments

  • Je le renouvelle seulement pour la 1ère fois et pourtant, ça me fait déjà mal alors je n’ose pas imaginer combien cette décision est difficile a prendre pour toi… Je n’ai pas de conseil mais je compatis de tout cœur… Si Nième tentative il y avait, quelle serait elle?

    • Merci Lisette pour ton message et ton soutien… Bises

  • Je suis un peu mal placée pour en parler, la fin nous est tombée dessus sans prévenir, sans préavis, et peut-être en s’y étant préparés ça aurait été différent. Je ne dis pas moins difficile, parce que je crois que ça reste difficile à accepter, mais au moins ça aurait fait partie des éventualités… Moi j’étais persuadée qu’on y arriverait, faut dire que j’étais optimiste assimilée naïve… Et maintenant, je relativise et me dis que notre couple est toujours soudé, malgré tout, et que ça c’est une chance qui n’est pas toujours évidente…
    Mille bises, et j’espère que ça restera une question sans réponse pour vous deux.

    • Chère larmes amères, je suis très touchée par ton message.
      Je n’imagine pas quel doit être le chemin quand on n’a pas/plus le choix… Je mesure la chance d’avoir encore quelque part le choix de pouvoir continuer ou d’arrêter. Et je me dis que je dois avoir une sacrée dose de naïveté car mes chances d’implantation sont faibles mais je me dois de tout essayer ou presque pour n’avoir aucun regret et pouvoir passer à autre chose… Cela me questionne pour autant car jusqu’où je suis prête à aller pour avoir un enfant… Pas jusqu’à mettre ma santé en danger ni mon couple car je dois savourer aussi cette chance d’être ensemble et que l’on peut être très heureux à 2 même si ce n’est pas la vie au départ qu’on avait prévu.
      Je t’envoie toute mon affection et prends bien soin de toi.

      • Mon choix de s’arrêter avant la fin a sûrement été influencé par une pensée qui ne m’a jamais quittée dès le diagnostic d’endo : un enfant oui, par la médecine oui, mais pas à tout prix. Pas s’il faut mettre en danger ma vie, mon couple, notre amour. Et quand il s’est avéré que la maladie poursuivait son chemin, menaçait un rein, et que les chances de grossesse même en pma devenaient très faibles, et malgré le soutien du second centre où le gynéco en chef était près à aller contre l’avis du staff, j’ai dit stop, en accord avec mon mari, pour qui j’aurais fait cette fiv à ultra hautes doses si lui y avait cru.
        Le fait que ce soit nous qui avons choisi d’arrêter, et pas un staff, un médecin, la sécu, je crois que ça nous a aidé, redevenir un peu « maîtres » de nos vies, même si souvent je me suis demandé si ce n’était pas une forme de lâcheté… Avec le recul, je pense qu’il s’agit surtout de résignation…
        Quoiqu’il en soit, c’est difficile, une épreuve, mais quand il reste l’amour, il y a encore de beaux moments à vivre.
        Je pense fort à toi

  • Je me rends compte que ce que je dis est un peu contradictoire : au rdv après l’échec de la fiv 3, on pensait qu’ on allait nous proposer une autrz tentative, et là on nous annonce que le staff veut arrêter… Le choc… Devant notre desarroi, le gynéco nous a proposé une autre tentative avec fortes doses matin et soir, à condition que l’adénomyose ne soit pas trop importante. J’ai revu mon spécialiste pour avoir son avis, et il a confirmé ce que je pensais : trop importante… Il m’a parlé du don d’ovocyte, j’ai entrevu un espoir, mais après quelques jours de réflexion, j’ai réalisé que je ne faisais plus confiance en mon corps pour porter ma vie… Donc on a quand même eu quelques jours de choix, mais l’annonce du refus du staff a tellement été inattendue, que j’ai cette impression d’avoir été au pied du mur… Avec juste un sursaut pour refuser un acharnement…
    Je sais pas si c’est très clair… Juste que voilà, pour nous, la sortie par la petite porte de la pma n’avait jamais été une éventualité, et je pense que c’est un tort…

  • Ce n’est pas évident surtout quand tu n’as pas le soutien de l’équipe et qu’on te donne finalement pas le choix… On a de la chance dans notre cas que notre gynéco nous soutienne et nous a toujours laissé le dernier mot et pourtant je me doute de ce qu’il pensait devant mon acharnement après la fausse couche à continuer alors que les ovaires ne répondaient plus…

Got anything to say? Go ahead and leave a comment!

error:
%d blogueurs aiment cette page :