Plus de 10 ans après…

Plus de 10 ans se sont écoulées et j’ai l’impression de ne pas avoir vu ces années passées peut-être parce qu’elles étaient tournées autour d’un seul objectif.

Le plus frappant et qui m’a fait l’effet d’une claque c’est de voir aujourd’hui les progénitures des personnes qui étaient enceintes alors qu’on était au début de notre galère (arrêt de la pilule en 2003). Cela m’a fait prendre conscience d’un coup de toutes ces années passées à courir après cette quête inaccessible.

Je me suis longtemps reprochée d’avoir quelque part coupé les ponts avec certaines personnes mais cela devenait de plus en plus difficile d’assister à leurs conversations sur les couches, la crèche et j’en passe… J’avais l’impression parfois d’être transparente. Et puis je me questionnais beaucoup en les voyant faire avec leurs enfants, je ne partageais pas forcément leur point de vue sur l’éducation et la maternité me paraissait encore moins une évidence…

J’ai donc pris du recul pendant de nombreuses années car cela m’était plus que nécessaire, d’autant qu’expliquer à des fertiles qui ont eu leur enfant dès l’arrêt de la pilule qu’avec ma maladie les choses allaient se compliquer pour nous, c’était parfois comme parler dans le vide. J’ai pourtant eu l’espoir d’avoir été entendue quand un jour ils nous ont dit qu’ils avaient un couple d’amis qui ne pouvait pas avoir d’enfants mais quelle fut ma surprise de voir ce couple avec qui j’espérais partager des affinités quelques années après avec un bébé dans les bras et deux autres en route…

Je me suis longtemps attribuée la responsabilité d’avoir pris le large pour me protéger de toutes ces relations mais au final, la distance s’est installée tout simplement par la vie, la situation géographique, les préoccupations qui ne sont pas les mêmes.

J’en ai pris d’autant plus conscience, il y a quelques semaine en observant des parents parler entre eux autour de sujets et de personnes qui m’étaient totalement inconnus. Et c’est là que j’ai réalisé qu’il existe une autre réalité et communauté à laquelle on n’appartient pas et à laquelle on n’appartiendra jamais.

C’est peut-être là que le fossé se creuse à certaines moments de notre vie…

Pour autant, je ne regrette pas mon choix d’avoir arrêté là ce chemin mais le constat est douloureux, amer, dur et sec, après plus de 10 ans de lutte quand je vois nos amis si fiers de nous montrer les photos de leurs enfants qui ont tant grandi et qui leur ressemblent.

Car je ne peux m’empêcher de me demander en regardant leurs photos : quel âge aurait notre enfant ? Est-ce qu’il aurait ressemblé à mon mari ? Quelle serait notre vie aujourd’hui ?
Tant de questions auxquelles je n’aurais pas de réponse…

Je n’en veux à personne car chacun fait comme il peut dans « sa réalité ». Et la nôtre est juste différente.

 

37 Comments

  • Ton post m’interpelle quand tu parles de cette communauté à laquelle on n’appartient pas, car j’ai fait le même constat il y a peu de temps en réalisant la solidarité qu’il existe entre les parents d’élève et toute la vie associative et sociale qui en découle. Cela m’a fait L’effet d’un monde parallèle. Je n’avais jamais réalisé avant…
    Pour le reste, que dire? Accepter une différence que l’on a pas choisi mais contre laquelle on s’est battu si longtemps… Peut-on l’accepter, compenser? Je n’en sais rien. J’aimerais savoir mais la vérité c’est que chaque personne à sa propre route. C’est à la fois terrifiant et plein de promesses. Je te souhaite de saisir la lumière malgré l’obscurité du chemin. ❤️

    • C’est exactement lors d’une rencontre de la vie associative que j’ai perçu cet autre monde qui m’est totalement étranger comme doit être totalement étranger notre monde pour eux !
      Merci pour tes mots, la lumière n’est pas encore là mais je la guette maintenant que mes gravats sont dans la benne 2015. Je t’embrasse ma douce Carotte

      • Il faudrait presque créer une association de non-parents pour échanger nos vécus, nos expériences, se soutenir, se redonner confiance, se sentir moins seuls..
        J’ai bien quelques amies de mon âge sans enfant mais c’est soit par choix soit parce qu’elles ne sont pas en couple (et c’est une autre problématique).
        Dans mon entourage, je ne connais pas directement de couples qui voulaient des enfants et qui n’y sont pas parvenus. D’où,il est vrai, un sentiment d’être seuls au monde, d’étrangeté, d’autres réalités. Pourtant, il doit bien y en avoir mais ils sont discrets.. Au final, ce n’est que grâce à Internet et ce type de blogs que je me rends compte que nous ne sommes pas seuls..
        En passant, j’en profite pour glisser un message de bonne année, Artémise.
        Bises
        Marie

      • Bonsoir Marie,
        C’est pour cela qu’auprès de Bamp a été mis en place la 1ère rencontre « L’après AMP sans enfant » et peut-être aura t-on l’occasion de se rencontrer prochainement 😉
        Très belle année et beaucoup de douceur pour 2016 !

      • Oui, j’ai vu ça. Mais, à ce sujet, j’ai deux questions : ces rencontres Bamp sont-elles aussi ouvertes aux personnes résidant hors de France ? Je vis en Suisse.
        Et également faut-il être membre de Bamp pour y participer ?
        Peut-être à une rencontre prochainement 🙂

      • Marie,
        Les rencontres Bamp sont ouvertes à tout le monde (sans distinction de nationalité) avec un thème parfois comme c’était le cas pour « L’après AMP sans enfant » qui réservait cette rencontre qu’à des personnes ayant quitté le parcours d’AMP sans enfant et sans projet d’adoption. Après il y a une règle assez souple quand même qui veut qu’une personne qui souhaite venir plusieurs fois, adhère à l’association.

      • D’accord. Je reste alors à l’affût d’une prochaine rencontre sur ce thème. À bientôt
        Bises

  • C’est très juste tout ce que tu as écrit Artémise. Peut être que je suis un peu dure ou qu’être passée par la PMA me rend plus sensible à ce sujet, mais je trouve que la réalité des parents est un peu trop LE sujet qui est abordé en long en large et en travers. Qu’est ce qui empêche les autres de prendre cas de votre vécu, de votre vie ? Qu’est ce qui empêche les autres de s’intéresser à votre vie ? Car votre vie aussi est intéressante, vous avez des projets, vous êtes intéressants ! Avoir des enfants n’est pas à la portée de tout couple, mais voilà c’est un sujet tabou et qui dépasse les parents.
    Quant à se couper des autres, je crois que c’est inévitable. Nous avons ce besoin de nous protéger et le décalage ressenti n’est pas toujours simple à gérer.
    Les années passent oui, votre combat a été long, douloureux et laisse tant de questions en suspens, mais vous avez fait votre maximum.
    Je t’embrasse fort.

    • Je crois malheureusement que ce qui empêche peut-être certains parents de prendre cas de notre vécu c’est leur propre vie car je fais le constat sans rancœur aujourd’hui que chacun a sa vie, et que parfois ils ont aussi leur propre problème de parents et qu’ils ne peuvent pas forcément comprendre ce que l’on traverse même s’ils le voulaient. Bises Mouchette

  • très juste et très émouvant…notre réalité est différente des autres et c’est difficile de voir leur réalité qui s’expose en permanence et partout car notre société est basée sur une famille avec enfants…le plus dur pour moi, c’est d’y trouver ma place, une place entière et reconnue mais surtout c’est de ressentir ce « vide » dont tu parles quand on parle de notre réalité, comme si on avait pas le droit d’exposer aussi notre vie! d’où l’importance des blogs et autres espaces d’écoute et de rencontres…je sais que je vais continuer à « batailler » pour pouvoir m’exprimer et partager avec les infertiles comme avec les fertiles…car on doit pouvoir exprimer, écouter et respecter chaque réalité.

    • C’est difficile de trouver sa place dès qu’on est « différent » et qu’on ne rentre pas dans la norme. L’idéal serait en effet de pouvoir partager nos réalités mais ce n’est pas toujours possible avec tout le monde donc j’accepte aussi de me préserver car à force de vouloir me faire entendre c’est parfois peine perdue… Notre réalité peut aussi faire peur.

  • On evoquait ce sujet (enfin d’une certaine manière) avec deux collègues cette semaine, un venant d’être papa; l’autre étant bien loin de tout ça. Il nous a dit « c’est marrant, vous n’avez pas changé ». On a pris ça comme un compliment mais constaté qu’effectivement les blablas des parents c’est un peu surréaliste. Et qu’en plus d’être chiant (faut dire ce qui est) oui ça doit être très difficile.
    Donc reste en break aussi longtemps qu’il le faut de ceux pour qui c’est nécessaire mais peut être que ça vaut le coup d’accorder le bénéfice du doute à d’autres ?

    • Tu penses à quelqu’un en particulier à qui je dois accorder le bénéfice du doute 😉 ?

  • C’est très très dur çe constat, sans appel. On a beau essayer de ne pas se couper des gens avec des enfants, on sent bien qu’il y a un pan de vie qui nous échappe. En tant qu’expatriée, c’est particulièrement vrai : le lien social en arrivant se fait rapidement via l’école avec les enfants, bah quand t’en as pas, c’est pas simple…. Heureusement que je travaille…. Mille pensées de réconfort…. 😘

    • Merci pour les pensées de réconfort. Expatriée ah c’est quelque chose que j’avais pensé au départ comme situation idéale pour justement tourner la page et je n’avais pas imaginé que le lien social pouvait être centralisé autour des enfants autant à l’étranger qu’en France. Bises

  • chère Artemise,
    this is another thing we have in common: I also stopped taking my birth control pills in 2003!
    We married in October 2003 and I stopped taking pills in August 2003. Looking back I can’t believe how naive I was. I was sure our baby would be born in early summer 2004.

    Exactly. Each of us has his own reality. And we have to make the most out of the life that we have.

    lots of love from sLOVEnia & bisous bisous.

    Klara

    • Thanks Klara to share your experience from sLOVEnia.
      We do what we can with our reality…
      Take care <3

  • C’est très juste ce que tu écris. Depuis 5-10 ans, je me suis éloignée de beaucoup de personnes et j’ai tendance à mettre ça sur le dos de l’infertilité. Mais finalement nous changeons, chacun affirme son chemin au fur et à mesure des années. Je suis bien contente que mon univers intellectuel dépasse celui des couches et des sorties d’écoles. Je pense pour ma part n’avoir pas changé, même si j’avais des enfants, je ne serais pas obnubilée par ce qui tourne autour d’eux, enfin, je veux le croire. Il est possible de se construire un réseau qui va au-delà des enfants, c’est ce à quoi je m’essaie petit à petit.

    • J’avais besoin de poser ces mots car pendant des années je me suis culpabilisée d’avoir pris le large avec certaines personnes mais je me rends compte aujourd’hui que quoi je fasse nos routes de toute façon s’éloignaient. Et ce n’est pas forcément parce que leur centre d’intérêt tourne autour de leur enfant mais tout simplement parce que j’ai profondément changé, la PMA m’a marqué à vie et j’aspire aujourd’hui à autre chose.

  • Qu’il est étrange pour moi, cet autre monde. Celui des parents. Celui de ceux qui savent. Celui des vrais adultes. (c’est con, hein, de penser ça!)
    Je ne sais pas si je l’envie, mais il me fascine encore. Je suis pourtant proche des enfants, je suis maîtresse, mais il y a une frontière que je ne peux pas franchir, je n’ai pas accès à ce qu’il se passe chez les parents, et c’est pour moi un monde impossible à imaginer. Alors, oui, on se coupe des conversations des autres. Ca me rentre par une oreille, je ne comprends pas tout. Alors quand j’ai un RV avec des parents d’élèves, ça me fait bizarre. Je me dis que je dois leur sortir tout un tas de conneries qui n’ont aucun lien avec la réalité, leur réalité de parents… et leur négligence me troue le bide.

    L’autre monde…

    Si je n’ai pas d’enfant (ce qui est la plus forte probabilité!), non seulement il me manquera ce petit être à câliner et à élever, cet ado à surveiller, ce jeune adulte fascinant à écouter, il me manquera aussi les clés d’accès à cet autre monde.
    Je guette tes posts pour m’aider à grandir…

    • Malheureusement je ne crois pas qu’avoir des enfants fait d’une personne un vrai adulte mais je comprends l’idée comme si l’on n’était pas « complet ». Et quand tu dis « Cet autre monde, celui de ceux qui savent » ça me rappelle cette phrase qu’on a tous au moins entendu une fois : « tu ne peux pas savoir, tu n’as pas d’enfants » C’est sûr, je ne peux pas savoir mais cela ne m’empêche pas de réfléchir…
      Je suis très touchée par ta dernière phrase car cette entraide m’aide aussi à grandir et à évoluer dans mes réflexions. Prends bien soin de toi

      • Ha…. « tu ne peux pas comprendre, tu n’as pas d’enfant », comme je l’ai entendue… j’y ai souvent répondu « ouais, je ne sais pas ce que font les morsures de requins ou ce que ça fait de bouffer un chat mort mais j’imagine un peu quand même! ». Le style! N’empêche qu’au fond de moi, non, je ne peux pas comprendre (et ça me pose un sacré problème dans mon métier!).
        Bonne croissance et évolution… (tu es mon guide!!).

  • Merci pour cet article qui me parle tant. Je vis aussi douloureusement cet éloignement. Et je partage ton point de vue : notre realite différente nous éloigne forcément des amis parents. Nous n’avons pas les mêmes préoccupations, les mêmes habitudes de vie, les mêmes sujets de conversation. Une communauté se crée autour des parents qui se croisent a la sortie des écoles, aux goûters d anniversaire… Tout un monde dont on ne fera jamais partie … Heureusement certains amis arrivent a ne pas etre que des parents ! Mais je ressens fortement le besoin de faire de nouvelles rencontres !

    • Je me doutais que ce post te parlerait car j’ai pensé justement à nos échanges en l’écrivant. J’aimerais que tu ne ressentes pas la culpabilité que j’ai pu ressentir au tout début par l’éloignement qui est parfois nécessaire. Bien sûr certains amis ne sont pas que des parents mais c’est parfois sans le vouloir par les circonstances de la vie que l’on est décalé de leur vie. Et tu as bien raison de privilégier de nouvelles rencontres car en 10 ans (peut-être grâce à ce parcours finalement) j’ai fais de merveilleuses rencontres que ce soit réel ou virtuel que ce soit des parents ou des gens sans enfants.

  • Le monde parallèle… C’est tellement ça !! Ca me rappelle ce repas de retrouvailles avec deux amies très proches qui avaient accoucher à quelques semaines d’intervalle. J’étais assise entre les deux et finalement, je me suis retrouvée totalement étrangère à leurs échanges, qui portaient essentiellement sur l’allaitement, l’accouchement, les tire-lait ou autres joyeusetés. Je leur en ai beaucoup voulu, parce qu’elles connaissaient mon parcours et qu’elles m’ont imposé ça sans jamais penser une seconde à ce que ça pouvait me renvoyer… Mais s’il n’y avait eu que cet épisode !! Partout et en toute occasion, on se retrouve au milieu de MILK qui adoooorent échanger sur leur maternité. Ce qui est très féminin finalement. Chéri le vit beaucoup moins en tant qu’homme et, moi-même, j’ai tendance à rester du coup avec la gente masculine dans ces circonstances. A picoler ! 😀
    Bref, tout ça pour dire que je suis persuadée qu’on a le choix de ne pas faire de ses enfants les centres de sa vie et de ses conversations. Je connais a contrario des personnes qui en parlent peu, et qui sont capables d’échanger sur bien d’autres sujets fort intéressants !
    En tout cas, comme tu le dis si bien, tu n’as plus à culpabiliser… Je crois qu’avec ou sans enfant, la vie est ainsi faite qu’elle nous éloigne de certaines personnes tout en nous offrant de bien jolies rencontres en parallèle… Je t’embrasse.

    • Tu verras après les joyeusetés de l’allaitement, des couches, tu auras droit ensuite à d’autres sujets de conversation tout aussi passionnants. Mais comme tu le précises c’est parfois très féminin car ma moitié n’a pas eu droit à la couleur des excréments 😉
      Bien sûr je te rassure l’on peut avoir avec des parents des échanges enrichissants sur d’autres sujets et heureusement… Mais ce post était plutôt pour moi l’occasion de faire un point sur ces relations 10 années après et de constater que cette autre réalité (celle des parents) parfois nous dépasse quand de notre côté notre réalité nous donne l’impression que le temps s’est figé. Bises

  • Merci d’être là et de partager tes pensées avec nous <3 Un autre monde, c'est tout à fait ça. La vie nous change, et quand on a pris un chemin différent de celui de la parentalité on doit se sentir à l'écart… Pourtant je ne crois pas qu'il y ait une vie plus riche que l'autre, mais l'accepter déjà soi-même est bien compliqué. Je continue de te suivre, avec beaucoup d'intérêt <3 Bizzz

  • Ça c’est du pile-poil! L’éloignement, cet étrange monde parallèle des « parents » et nos paroles vides de sens et d’expérience pour « les autres »… heureusement, il y a encore de belles personnes pour nous donner un peu d’attention et d’intérêts, qui nous considèrent autrement que de pauvres « nuls »-ipares… c’est d’elles dont nous devons nous entourer. Gros bisous.

    • La société est tellement centrée autour de la parentalité que je crois que c’est presque devenu du conditionnement qui fait que certains ne se rendent même plus/pas compte de ce qu’on vit. Je trouve terrible ce qualificatif « nullipare » car je me sens tout sauf ça car cet enfant je l’ai porté, désiré, imaginé et nous en sommes les parents psychiques et physiques. Bises

  • Ce « monde parallèle » me parle énormément, mais c’est vrai qu’on se sent vraiment à l’écart avec certaines personnes et pas toutes, heureusement ! Tout ne tourne pas autour des enfants pour tout le monde et j’espère que je resterai la même quand je passerai de « l’autre côté »… Avec toujours autant de centres d’intérêt, comme l’art par exemple ;-). Au fait, où en est ton atelier ? Grosses bises

    • L’atelier se prépare… Nous attaquons la semaine prochaine les fondations 😉 Bises

  • Merci de te livrer à nous et de nous faire confiance. Je pense effectivement qu’apprendre à accepter sa ou ses difference(s) aide à etre en paix avec soi-même. Et etre en paix avec soi même permet, je pense, de composer du mieux possible avec les autres. Difficile d’y parvenir mais pas impossible, avec du temps et beaucoup de cheminement, j’imagine. Moi aussi je me sens tellement différente des autres … Tout plein de bisous. 💜

    • Merci ILGC pour tes mots, bien heureuse de te lire et de te savoir toujours présente à mes côtés malgré les épreuves. C’est tout à fait ça arriver à être en paix avec soi-même et avec les autres en essayant d’accepter cette situation différente et cette vie sans enfant(s). C’est le travail sûrement de toute une vie mais c’est important comme tu le soulignes d’amorcer ce chemin qui est un début de réconciliation avec soi-même. Je t’embrasse bien fort et espère avoir de tes nouvelles <3

  • […] pour ces mots qui viennent mettre du baume au cœur sur ce que nous pouvons vivre dans notre ‘autre monde‘ comme je le disais […]

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