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Endométriose : comment préserver la fertilité ?

Allô Docteurs

Endométriose : comment préserver la fertilité ?

Emission très intéressante que j’avais peur de regarder pour ne pas remuer le couteau dans la plaie car nous sommes aujourd’hui sur un autre chemin.

Mais au final j’ai été très agréablement surprise par l’émission qui met en alarme la situation dramatique que vivent les femmes diagnostiquées trop tardivement et qui appelle au diagnostique précoce et au dépistage nécessaire car près de 40% des femmes souffrant d’endométriose n’arrivent pas à avoir d’enfants.

Le témoignage est très poignant et m’a rappelé ces années d’errance sans garantir la fin d’un parcours PMA avec enfants. Cependant depuis 2011, les femmes qui vont être opérées peuvent faire conserver leurs ovocytes pour que l’opération n’altère pas leur fertilité (car se faire opérer n’est pas sans risque pour les ovaires).

Merci à Monoi de m’avoir indiqué de regarder l’émission car j’ai effectivement eu la réponse à mon incompréhension devant le retour de l’endométriose à la ménopause : si les femmes souffrent encore à la ménopause c’est parce qu’il reste des lésions (pas fraiches) qui n’ont pas été soignées et traitées qui continuent à faire mal.

  On ne guérit pas de cette maladie mais on peut essayer de la stopper quand c’est encore possible…

 

A REVOIR Présenté par
Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse
Diffusé le 05-11-2015
Replay | Durée : 35 minutes

Endométriose : comment préserver la fertilité ?

Les invités

  • Dr Isabella Chanavaz-Lacheray, gynécologue obstétricien au CHU de Rouen
  • Caire Verschuere, témoin

(Lien vers la vidéo en cliquant sur la photo)

Les réponses avec le Dr Isabella Chanavaz-Lacheray, gynécologue obstétricien :

« L’endométriose concerne une femme sur dix et heureusement qu’il n’y a pas une femme sur dix qui est infertile. Donc non, la fertilité n’est pas toujours altérée. D’ailleurs parfois, si une femme qui a des symptômes d’endométriose arrive facilement à être enceinte, on dira qu’elle n’a pas d’endométriose parce qu’elle est enceinte. Mais non, on peut avoir de l’endométriose et ne pas être infertile.

Néanmoins, c’est un vrai facteur de risque par trois mécanismes.
D’une part parce que dès le début de l’endométriose, c’est très inflammatoire dans le bas ventre, c’est très inflammatoire dans les trompes et du coup, ce n’est pas propice pour que l’ovule et le spermatozoïde se rencontrent. Rien que par ce mécanisme, cela peut faire baisser la fertilité.
Le deuxième mécanisme est lié au fait que l’anatomie de l’appareil génital s’abîme, les trompes peuvent se boucher, quand l’ovule sort de l’ovaire il ne peut pas trouver sa voie vers la trompe… ce sont des phénomènes mécaniques.
Le troisième mécanisme correspond à l’altération de la réserve ovarienne en particulier quand il y a des kystes d’endométriose parce que ces kystes envahissent l’ovaire et détruisent une partie du stock d’ovules et que la chirurgie quand elle est faite classiquement avec la plupart des techniques classiques, arrache un bout d’ovaire normal en même temps qu’on arrache le kyste. Donc à la fois la maladie fait du tort et la chirurgie fait du tort d’où l’intérêt avant cette chirurgie, si on en a la possibilité, d’essayer de congeler des ovules. »

5 thoughts on “Endométriose : comment préserver la fertilité ?

  1. Merci! Les choses ont donc avancé, je ne savais qu’il était possible de faire de l’autoconservation quand on est diagnostiquée. Je profite de ce mot pour te dire que je te souhaite un vrai répit. Venir à bout des douleurs et désagréments physiques même si cela veut dire trouver de la force pour le faire. Je pense bien à toi même si je ne me manifeste pas. Bises

    1. Ouep les choses ont avancé et j’espère que les prochaines générations vont mieux s’en sortir ! Mon médecin m’avait en effet proposé en 2012 à l’époque où je devais suivre un cumul ovocytaire de congeler mes ovocytes en faisant plusieurs ponctions à la suite dans l’espoir d’un transfert possible mais finalement nous sommes passés au don comme les ovaires ne répondaient plus et étaient trop abimés. Merci pour ton mot qui me fait bien plaisir, prends bien soin de toi et bon TEV. Bises

      1. Je voudrais aussi pour elles que le dépistage soit plus systématique et le problème mieux connu. Je retournerai marcher cette année avec les assos, je ne sais pas si c’est parce que je suis « dedans » (et que tu relaies cette émission) mais j’ai l’impression qu’on en parle déjà plus. Merci à mon tour pour ton mot… bises Artemise!

  2. Elle est bien cette émission et je comprends que tu n’aies eu pas envie de la voir. Cela fait toujours du bien de voir que l’endo est prise en compte, que ce n’est pas « rien » et que c’est une maladie lourde de conséquences. Si seulement maintenant le diagnostic pouvait arriver plus tôt…
    Bon courage et je t’envoie tout mon soutien dans cet autre combat.
    Je t’embrasse bien fort !

    1. Je ne regrette pas de l’avoir vu car c’était très bien et j’appréhendais avec le titre annoncé que ce soit très orienté sur la PMA et que ça me renvoie encore que c’est possible… Mais ce fut tout le contraire car on a beau tout essayé, avec cette maladie rien n’est simple. Pour une fois on ne minimise pas ni édulcore notre réalité, je me suis sentie comprise et entendue et cela fait du bien. Plein de bises ma douce Mouchette

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