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Espace de réflexion et d’échange sur une vie sans enfant

Bonne fête aussi à tous les pères sans enfant !

Douces pensées en cette journée de fête des pères

J’avais évoqué l’année dernière la fête des mères sous un autre angle en ne m’excluant pas pour la 1ère fois de cette fête en tant que mère sans enfant.

Cette année, je vous propose de retrouver le témoignage très beau de Cyril face au deuil périnatal qui explique son ressenti de père dans une vie sans enfant :

 

Comment être père dans une vie sans enfant ?

Comment s’est de se retrouver dans sa famille, avec ses amis après une telle épreuve de vie ?
Comment vit-tu ta paternité à leurs cotés ?

Je me sens père au fond de moi et avec ma femme, mais je ne me sens pas père avec ma famille, mon entourage… Je pense que pour les personnes, je ne suis pas père, je ne serais père que le jour où j’aurai un enfant vivant. Pour ces personnes j’ai surement été père le temps de la grossesse mais je ne le suis plus aujourd’hui. Quand ma fille est décédée, le sentiment d’être père est parti avec elle. C’est un moment après, peut être 1 an après, je ne sais plus, que je me suis senti père grâce aux souvenirs que j’avais, et solidaire avec la mère de ma fille.

Comment exprimer tes émotions?

Devant quelqu’un, je me retiens parce que je sais que ça met l’autre mal a l’aise. Je m’interdis en quelque sorte de montrer ma tristesse. Je suis émotif avec ma femme car elle seule peut comprendre.

Comment se sentir parent dans une vie sociale et familiale?

Les moments difficiles, on en parle jamais. Encore moins de la mort. Nina est un moment douloureux de notre vie, on en parle donc pas, ni en famille, ni entre amis. Mais moi, je n’ai pas besoin d’en parler. Je n’ai pas besoin de symboliser mon enfant pour penser à elle.

Parfois l’euphorie des parents ou grands-parents autour de l’enfant m’agace, c’est peut lié au fait que moi, je n’ai pas ma fille, je ne sais pas si cet agacement serait présent si Nina avait pu vivre…

Qu’est ce que l’homme en toi vit à travers ce manque ?

Depuis cela, j’ai le sentiment d’être plus ouvert à la vie et aussi à d’autres pratiques.

Le fait d’être mal, vraiment mal, m’a permis d’aller voir des professionnels de la médecine parallèle et de thérapie pour m’en sortir. Ce sont de belles rencontres dont j’ai profité (kinésiologie, thérapie de couple).

J’ai fait un stage résidentiel de thérapie autour de la naissance : j’étais souvent avec Nina, je pensais beaucoup à elle, ça m’a fait du bien de la retrouver. Il y a aussi des moments douloureux quand j’imagine vivre avec elle… il y a des chansons qui me ramène à cela et qui font mal. 2 ans et demi après, elle me manque toujours…

http://hesperanges17.fr/2014/10/09/lexperience-cyril/


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