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Espace de réflexion et d’échange sur une vie sans enfant

Au revoir…

Dire au revoir au passé … C’était le programme de l’été.

J’ai bien conscience aujourd’hui que cela va prendre beaucoup plus de temps que je l’imaginais de pouvoir dire au revoir à autant d’années passées.

Autant d’années à avoir espérer pouvoir un jour construire ma propre famille…

Le deuil de cette vie sans enfants va être très long c’est pourquoi je ne lutte plus et j’accepte que cela soit si difficile car :

« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »

Khalil Gibran

Je pense à ce magnifique film

où l’accompagnement au grand voyage est sublimée avec un profond respect et beaucoup de bienveillance…

J’aimerais trouver le rituel idéal pour apaiser cette souffrance et laisser partir cette ancienne vie.

Je suis profondément marquée par le voyage de la PMA et aujourd’hui il faut essayer de vivre avec cette blessure et combiner la palette émotionnelle où joie et douleur sont parfois étroitement liées.

J’aimerais pouvoir arriver à remettre de la couleur dans ma vie et l’hommage coloré que créé l’artiste Paa Joe m’inspire car il voit les cercueils comme de véritables œuvres d’art

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25 thoughts on “Au revoir…

  1. Les rechutes sont inévitables, j’en ai bien peur, parce que la famille, les enfants, c’est omniprésent autour de nous.
    C’est une bonne philosophie de vie, celle de ne plus lutter. Je suis dans la même difficulté, le même dilemme. Je n’ai pas de solution.
    J’ai pu visionner les cercueils. C’est beau et ça permet de dédramatiser un peu la mort.
    Comment dédramatiser le manque d’enfant. Je cherche encore.
    Courage à toi Artémise.

    1. Ne plus lutter est une façon d’accepter la situation même si elle est inacceptable. Quelque part la souffrance est différente aujourd’hui car j’accepte qu’elle soit présente et petit à petit je me familiarise avec. Merci Marie pour ton soutien.

  2. Je prolonge ce qu’a écrit Marie…
    Je n’ai pas la solution non plus, j’en suis au début de ce deuxième parcours du combattant. Comment vivre sans enfant quand on l’a tant désiré. Comment vivre auprès des enfants et des grossesses des autres, parfois si mal aimés ou si peu désirés.Comment se dire qu’on ne fait plus partie des « essayeuses », de celles qui, finalement, on la chance d’être en PMA…? Comment accepter ses règles, ritournelle inutile et tellement symbolique…?
    Bon courage dans ta quête, ton nouveau voyage.
    Apprendre à dire au revoir à un sacré paquet de trucs, mais aussi, à dire « bonjour » à autre chose. la vie, la beauté de la vie, sa richesse… il faut trouver quelque chose!

    1. Il n’y a pas forcement de solution à ce mal d’enfants car chacun(e) fait comme il peut…
      Merci deesselinette de tes mots et de ta présence. Toutes ces questions que tu poses très justement et bien j’ai l’impression que le temps aide car petit à petit j’arrive à les repositionner pour les remettre dans le contexte du passé de cette autre vie. Et j’espère que de pouvoir enfin dire au revoir va pouvoir me permettre de dire « bonjour » à plein d’autres choses… Je t’embrasse

  3. Le temps ma douce, seul le temps soulagera un peu ta peine… je ne peux que te dire qu’aujourd’hui, 3 années après, ça va doucement mieux… je ne sais si ça peut t’apaiser ou pas, c’est juste ma réalité. Je vois de belles choses autour de moi, avec ou sans enfant. Il restera au fond de moi un sentiment d’injustice, mais la conviction que nous avons fait ce qu’on a pu pour l’avoir cet enfant. Heureusement il nous reste l’amour, à l’origine de ce désir…

    1. « Quand on a que l’amour
      Mon amour toi et moi
      Pour qu’éclatent de joie
      Chaque heure et chaque jour
      Quand on a que l’amour
      Pour vivre nos promesses
      Sans nulle autre richesse… »

  4. Je rejoins complètement Chapi Chapo : c’est une injustice, mais vous avez tout tenté… Il faut alors apprendre à vivre avec cette souffrance, la laisser s’exprimer, se laisser du temps et ne rien garder pour soi…
    De gros bisous de soutien. <3

  5. J’aime beaucoup le design de ton « nouveau blog » !
    Comment vivre sans enfant quand on l’a tant désiré ? je ne sais pas encore comment faire… d’autres évènements sont arrivés et je ne pense pas avoir fais totalement le deuil… une partie oui, ou alors on n’en fait qu’une partie ?
    Chapi Chapo a, je pense, raison… le temps soulagera peu à peu ta peine.
    Je l’espère et te le souhaite.
    Sinon je choisis l’appareil photo j’aime bien 😉
    Plein de belles choses.

    1. Merci September ton retour sur le design du blog, j’avais besoin de changer du noir et du blanc pour passer au sépia…. Moi aussi suis une adepte de la photo ;-).
      Je suis très touchée par tes mots et je pense fort à toi, j’espère que tu ne souffres pas trop des effets secondaires du traitement. Prends bien soin de toi, je t’embrasse

  6. Je crois que, comme pour tout deuil, même si le temps allége un peu la peine, il y aura de temps à autre des « pics » qui reviendront, probablement lors d’événements importants de la vie.
    Bref j’arrive jamais à trouver les mots pour formuler ce que je pense, toujours peur d’être maladroite.
    Mais j’espère très fort que petit à petit les jolies choses prendront le dessus

    1. Et oui ma Miliette ce sont les fameuses courbes sinusoïdales et j’espère que dans ma balance émotionnelle les moments de joie viendront prendre le dessus. Je t’embrasse

  7. Moi aussi, j’ai bien peur d’être maladroite, mais je pense que comme Miliette, il y aura toujours des coups de blues, des pics de tristesse du â ce deuil. Comme un décés d’un proche. La douleur ne s’efface jamais, on apprend juste à vivre avec, avec le temps. Et c’est ce que tu fais admirablement bien, je trouve.
    Plein de pensées !

    1. Le chemin en effet va être long avec toutes ces vagues permanentes mais aujourd’hui j’ai bien moins peur de l’emprunter… Merci Marivalou pour ton réconfort et ta douce présence.

  8. Prends le temps Artemise, ne te brusques pas.
    Je t’envoie plein de belles pensées.

    1. Ne t’inquiète pas Chriswal je prends mon temps et apprivoise petit à petit ma peine. Merci pour tes pensées et croise pour toi.

  9. Ma si jolie Artémise… Cet article me touche beaucoup, car il est question de ce projet avorté, de ce deuil impossible (pour le moment), de ces espoirs déçus et de cette crainte en l’avenir…
    Je ne suis pas encore concernée par ce deuil-là, mais pour avoir connu le deuil, j’ai compris avec le temps qu’on ne le fait jamais totalement. Je sais, le dire comme ça, ça peut être angoissant ! Pourtant, je crois qu’on ne peut pas accepter l’inacceptable. Et c’est pourtant l’ultime étape du deuil: l’acceptation. En revanche, on peut apprendre à vivre avec (ou plutôt sans…), ce qui nous manque. Et je rejoins Chapi pour le coup: seul le temps nous apprend à (re)vivre après cette mort que l’on subit.
    La vie est injuste et c’est ce qu’il faut, je crois, essayer d’accepter. Cette cruelle et si violente injustice !!
    Je n’ai pas de recette miracle, mais je crois qu’en te donnant beaucoup d’amour, ce sera déjà un pas immense vers plus de sérénité…
    Tu es une vraie belle personne et je te souhaite du fond du coeur de guérir de tes blessures. Je suis à tes côtés par la pensée… <3

    1. Merci ma Julys pour tes mots et tu sais j’ai bien moins peur de l’avenir car je vais pouvoir me le créer sans plus rien attendre, je sais que ce chemin sera douloureux mais je ne regrette pas d’être passée à autre chose aujourd’hui. Et je crois que tu as raison avec beaucoup d’amour et de bienveillance on peut se reconstruire <3

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