5 phrases que les parents doivent arrêter de dire aux personnes sans enfants

Je ne peux m’empêcher de vous faire partager cet article qui est le point de vue d’un parent sur les personnes sans enfants. Je le remercie chaleureusement pour ces mots qui viennent mettre du baume au cœur sur ce que nous pouvons vivre dans notre ‘autre monde‘ comme je le disais précédemment.


 


Ça donne ça en général: « Aah, tu sais ce qui m’énerve? Quand une telle compare son chien à mon gosse. Ou quand un tel parle de son chien comme de son enfant. Les chiens ne sont pas des enfants! Ils ne se rendent pas compte! »

Vous savez quoi? À moins que ces personnes n’aient besoin d’aller voir un professionnel, je vous garantis qu’ils savent que leur chien n’est pas un enfant humain. Ils savent aussi que cela est incomparable. Ce qu’ils veulent dire au fond c’est: « Oh, mais oui, moi aussi il y a quelque chose dans ma vie qui fait caca ET qui m’apporte beaucoup de bonheur ».

Ils essaient seulement de se rapprocher de vous qui parlez constamment de vos enfants. Je sais qu’il est difficile de se sentir proche de vos amis quand ils n’ont pas d’enfants: avant vous étiez inséparables et maintenant vous vous voyez de temps en temps pour tenter de vous tenir au courant mais vous n’avez plus grand-chose en commun. Bien sûr, vous étiez meilleurs amis à la fac mais vos vies sont maintenant très différentes. Donc quand « un tel » ou « une telle » parle de nettoyer son tapis pour en enlever les crottes de son chien quand vous venez de raconter que vous aviez dû vous laver les cheveux pour faire disparaître du caca qui s’y était logé, soyez compréhensif. Ils essaient simplement d’être gentils. Et vous leur manquez.

2. « Tu crois que [insérez ce que vous voulez]? Essaie donc d’avoir des gosses! »

Fatigué, stressé, à bout, couvert d’urine, peu importe. Nous, les parents, nous utilisons trop souvent nos problèmes pour minimiser ceux des non parents. « Oh, tu as bossé 50 heures la semaine dernière? Essaie donc d’avoir des gosses! », « Oh, tu penses que tu as mal aux pieds parce que tu as bossé dehors toute la journée? Moi j’ai couru après mon bébé pendant… Vas-y, mets-moi une claque, je sens que ça te démange ».

Ce n’est pas une compétition. Si, sur une échelle de 1 (tout va bien) à 10 (vous faîtes un malaise dans la douche et vous ne reprenez vos esprits qu’une fois toute l’eau chaude épuisée), votre ami est à 7 et que vous étiez à 9 les semaines qui ont suivi l’accouchement: peu importe, votre ami est toujours aussi crevé.

Ce n’est pas que votre expérience n’apporte rien à la conversation mais au lieu d’insinuer « ma douleur est plus grande que la tienne », essayez plutôt de compatir. Pourquoi ne pas utiliser votre expérience pour aider au lieu de minimiser. Essayez quelque chose comme: « Wow, je comprends que tu sois claqué. Quand je n’en pouvais plus au moment où ma fille est née j’ai découvert que me verser du café directement sur les yeux était très efficace. »

3. « T’en fais pas. Tu verras, quand t’auras des enfants… »

… les crottes de nez ne te dégoûteront plus, tu sauras qui est Dora l’exploratrice, tu seras heureux… Stop! Il faut qu’on arrête de croire que tout le monde va avoir des enfants. Certains n’en veulent pas et font le choix de ne pas en faire. Certains en veulent vraiment et essaient de toutes leurs forces.

Dire à ces personnes qu’avoir des enfants est le seul moyen de s’élever vers un niveau d’existence supérieur est à la fois extrêmement impoli et désobligeant. Je n’ai pas d’alternative à proposer, supprimez tout simplement les phrases qui commencent par « Quand t’auras des enfants… ». Et puis ça donne l’impression que l’on veut jouer aux grands de toute façon.

4. « Est-ce que je peux amener les enfants? »

À moins que vous n’ayez déjà eu une conversation à ce sujet avec vos amis comme quoi vos bouts de chou étaient toujours les bienvenus, partez du principe que non, les enfants ne sont pas invités.

Ne posez même pas la question. Si on en voulait on les aurait invités et il aurait été question des super activités qui leur seraient réservées. En demandant cela, vous mettez mal à l’aise vos amis qui doivent décider s’ils acceptent les enfants ou non. Si ce n’est pas le cas, ils savent ensuite qu’ils vont devoir fournir une bonne explication pour justifier leur refus. Ne leur faîtes pas ça, ce n’est pas sympa.

5. « Ma vie n’avait pas de sens avant que je n’aie des enfants ! »

Autant dire: « Ma vie n’avait aucun sens avant que je n’ai des enfants » ou même « Sans enfants, la vie n’a aucun sens ».

Je connais ce sentiment. Parfois, j’ai l’impression que toutes les inquiétudes que je pouvais ressentir avant d’avoir mes enfants étaient insignifiantes. Je comprends cette envie de le crier sur tous les toits. Mais ne le faîtes pas. Votre vie n’est peut-être plus la même maintenant mais votre vie avant vos enfants était importante et vos amis sans enfants en font partie. Ne sautez pas ce passage comme certains sautent l’avant-propos d’un livre qu’ils veulent vraiment lire. Ne pas prendre en compte « l’avant enfant » c’est dire à vos amis que leur vie n’a pas commencé.

Enfin, si vous avez fait ou dit l’une des choses ci-dessus, pas besoin de vous excuser. Mettez-y seulement un terme. Vous excuser ne ferait qu’aggraver la situation. J’ai bien essayé mais le résultat n’a pas été très convaincant, c’était un peu du genre: « Oh, mon pauvre petit chéri qui n’a pas d’enfants. Je suis désolé de m’être laissé emporter par la joie et le bonheur d’être parent au prix de notre amitié. S’il te plaît, pardonne-moi ».

Le pardon n’était pas nécessaire. Je n’avais blessé personne. Je les avais seulement fatigués. Pardonner aurait été comme pardonner à une mouche de se poser sur vous. Je promets donc de faire plus attention à ce que je dis et comment je le dis. Je vais essayer d’être un ami plus qu’une mouche. Quand je dis plus qu’une mouche, je veux dire que je me poserai pas sur mes amis, je ne leur vomirai pas dessus avant d’essayer de les manger. La fac c’est fini, je ne joue plus à ça.

http://www.huffingtonpost.fr/john-kinnear/5-phrases-parents-doivent-arreter-dire-personnes-sans-enfants_b_3609607.html

27 Comments

  • C’est génial comme article ! Merci pour le partage ! Ahhhh tu te doutes bien que la partie « Est ce que je peux amener les enfants ?  » m’a fortement plue ! 😉
    Plus sérieusement, c’est un très bon article, plein de vérités. J’ai beaucoup aimé « le niveau d’existence supérieur » et « Les chiens ne font pas des enfants » (une amie est dans ce cas). Bref tout !
    Des bisous !

    • Je me doutais que cela allait te parler 😉
      Tu peux peut-être l’envoyer à tes amis cet article ?
      Que cela fait du bien de l’entendre de la bouche d’un parent qui se remet en question. <3

      • Bonne idée pour mon amie, je vais lui transmettre.
        C’est tellement rare de lire un parent qui se met à notre portée ! Des bises !

  • Merci pour le partage ! Très bon article !
    Et tellement rare de le lire ou l’entendre d’un parent !
    Grosses Bises

    • Grosses bises aussi à toi <3

    • Je veux pas faire ma sexiste, mais qui plus est de la part d’un papa… 😀 Comment ça tous les hommes ne sont pas rustres et égoïstes? Bon, ok, j’avoue… Mais peu s’épanche sur la parentalité (et ses travers) !

  • Merci pour ce partage 🙂 bizzz

    • J’espère que ton rendez-vous s’est bien déroulé… Bises

  • Le coup des enfants, je suis un peu mitigée. Quand je ne précise pas, c’est qu’ils sont bienvenus. Même si, parfois, ce serait mieux sans m’enfin… 😀
    En revanche, pour notre mariage, on n’en voulait pas (sauf les neveux et nièces évidemment! ) et on ne s’est pas gêné pour l’annoncer. Ça n’a pas été bien pris par tous, mais globalement, la plupart ont joué le jeu et au final, tout le monde était ravi de pouvoir se lâcher sans surveiller Léo ou Léa.

    • Et bien justement pour ma part avec recul j’aurais tant aimé certaines fois que les amis me demandent s’ils pouvaient venir avec leurs enfants car ils ne se sont jamais posés la question et débarquaient avec les lits parapluie dans le salon et s’installaient naturellement…

      • Ah oui, c’est abusé !! Je pense que le mariage a posé les choses du coup, très souvent, maintenant, on nous demande si c’est une soirée avec ou sans enfant. Il faut s’autoriser à poser nos conditions je crois, sans forcément se sentir gêné. Ceux qui ne comprennent pas traceront leur chemin. Nan mé !

      • Dans la mesure du possible, il faut essayer de faire entendre nos conditions même si pour certains cela n’est pas toujours entendable de ne pas pouvoir venir sans le prolongement d’eux-mêmes… Enfin heureusement tout ça est derrière nous et aujourd’hui on a pu faire le tri dans les amis avec et sans enfants 😉

  • Merci pour le partage ! J’adore ! Et le n°2 fait tellement écho à l’article que je viens d’écrire !

    • Bien contente aussi que cela te plaise… Et oui ce n’est pas parce qu’on pas d’enfants qu’on n’a pas le droit d’être fatigué. Ici aussi c’est la course et on est sur les rotules 😉

  • merci pour le partage chère Artemise, c’est assez inquiétant quand il explique qu’après être devenu parent, il a laissé ce rôle social « le redéfinir en tant que personne »…

    • En même temps chaque personne est différente et être parent bouscule forcément les rapports aux autres après je pense qu’il faut trouver l’ajustement idéal pour arriver à se redéfinir avec ce nouveau rôle. C’est aussi pareil dans notre cas je ne souhaite pas être étiquetée femme sans enfants en échec FIV & FIVDO cumulée pourtant c’est ce qui me caractérise mais je ne suis pas que ça heureusement… Il faut arriver à se redéfinir par rapport aux événements et se transformer.
      Et puis le plus important c’est qu’il se soit posé des questions sur son rôle de parent qui le définissait en tant que personne et voir que cela l’a fait réfléchir pour pouvoir être à même d’analyser ses propres remarques qu’il a pu lui même adresser à des personnes sans enfants pour pouvoir se mettre à notre place en faisant cet article.

  • Merci pour le partage !
    En revanche, je suis pas d’accord avec tout, quand j’invite des gens, c’est sous entendu avec leurs enfants et si je ne veux pas qu’ils viennent je le précise.
    Je me suis bien reconnue dans le premier point (oui j’ai un chien et oui, on s’appelle Papa/Maman depuis qu’on l’a). 🙊
    Plein de bises !

  • Merci pour le partage ! C’est dit avec bcp de tact. Pour avoir connu la vie sans enfant et ayant la merveilleuse chance d’en avoir maintenant, je me sens vraiment concernée par tous ces mots. Merci

  • merci pour cet article, je trouve ça touchant qu’un papa se pose ces questions. En revanche, comme Mari, je ne suis pas d’accord avec la question de la non bienvenue des enfants. C’est facile pour moi de dire ça puisque personne n’est venu aménager une chambre de bébé dans mon salon! mais même si ce n’est pas ce qui définit leur vie, les enfants font partie de la vie de mes amis, c’est comme si, célibataire et triste de l’être, je refusais tout couple à la maison… Donc moi aussi sans précision c’est enfants bienvenus, et sinon je préciserai que c’est beuverie entre adultes consentants! Mais bon, mes amis ont des enfants très sympas, alors je risque pas grand chose ;-).
    bisous ma belle

    • En fait ce n’est pas forcément les enfants qui me posent problème car j’aime accueillir les enfants mais c’est plutôt certains parents qui me posent problème 😉 Bises

      • 😊 ah oui parfois on dirait bien que les enfants sont invités mais pas leurs parents!!

  • Beaucoup d’empathie ce monsieur… Merci pour le partage 😘 et c’est clair, c’est rarement les enfants le hic, mais plutôt certains parents incapable de suivre une conservation de plus de 2min!

    • De rien pour le partage 😘. J’espère que tu tiens le coup de ton côté bises

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